Option Science Politique 1èreES 1ère partie

Publié le par Christine GERARD

1. Pouvoir politique & régulation sociale
  • 1.1. La notion de pouvoir

  • 1.2. Le pouvoir politique & sa spécificité

  • 1.3. Droit & régulation sociale

Pouvoir Autorité Légitimité Nation Etat Norme Coutume

 

  1.  1.  La Notion de pouvoir

 

Document 1:

Extrait de Ressources humaines de 7'50 à 9'12

Q1: Comment se manifeste le pouvoir dans cette entreprise? Sur quoi repose-t-il?

 

Document 2:

Vidéo de l'anthropologue Françoise Héritier

Q2: Comment l'anthropologue Françoise Héritier explique la hiérarchie entre hommes et femmes? Comment cela se retrouve dans la répartition et l'expression des pouvoirs dans la famille?

Pourquoi le pouvoir des hommes sur les femmes tend à se perpétuer malgré des évolutions récentes? Pourquoi ces évolutions dans les rapports de pouvoir?

 

Document 3:

Qu'est-ce que le pouvoir ?

Le pouvoir que possède un acteur (individus ou groupe A) sur un acteur B relève moins d'une caractéristique propre à A (qui serait « propriétaire » du pouvoir) que de la nature de la relation entre ces deux acteurs. A a du pouvoir sur B s'il parvient à lui imposer sa volonté en dépit des résistances que B peut lui opposer. Le pouvoir se définit alors comme un échange inégal qui permet à un homme ou un groupe d'homme de faire faire à d'autres une action qu'ils n'auraient pas réalisée sans cette intervention. Cette relation asymétrique entre deux ou plusieurs acteurs s'observe dans tous les groupes sociaux, des plus élémentaires aux plus complexes : couple, famille, école, entreprise, Église. Elle est organisée socialement par des statuts et des rôles spécifiques (parents/enfants, professeurs/élèves,directeurs/personnel, etc.). La pérennité de tout groupe social est toujours menacée par des conflits d'intérêt, par l'aspiration de ses membres à accroître leur autonomie. Le pouvoir a pour fonction de maintenir l'unité, la cohérence et la cohésion minimale qui préservent le groupe de sa dissolution.

Bernard Denni, article à pouvoir politique dans Dictionnaire de la vie politique et sociale, sous la direction de Dominique Chagnoilaud, Hatier, 1993

Q3: Expliquez la phrase soulignée. A partir des exemples précédents illustrez et nuancez.

Q4: Quelle vertue prête l'auteur au pouvoir?

 

Document 4:

Le pouvoir dans l'entreprise

Une organisation possède toujours un système d'autorité. Des objectifs et des normes sont transformés en consigne dont l'application est assurée par des cadres, y compris les agents de maîtrise. Mais ces objectifs et ces normes ne sont pas intouchables. Au contraire, ils sont modifiés constamment en fonction des changements qui interviennent à la fois dans l'environnement et dans l'organisation elle-même. Une organisation possède un gouvernement qui définit objectifs et normes recevant ainsi une certaine légitimité. On ne parlera plus d'autorité à ce niveau mais plutôt d'influence, c'est-à-dire d'action exercée sur les partenaires sociaux dans le processus de prise de décision. De plus en plus, on reconnaît l'existence d'une vie politique dans l'entreprise industrielle, l'hôpital, l'université, par exemple, conçus alors comme des institutions. En particulier, depuis C. Barnard, il est reconnu que le chef d'entreprise n'est pas un monarque absolu, mais qu'il est situé dans un réseau de groupes qui cherchent à peser sur les décisions, en fonction des intérêts de leurs membres ou du secteur de production qu'ils assurent.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/

 

Q5: En quoi les normes sont posées par le pouvoir mais peuvent être modifiées?

Q6: Expliquez le passage souligné.

 

Document 5:

Pourquoi obéir ? Les types de légitimité selon Max Weber

L'État ne peut donc exister qu'à la condition que les hommes dominés se soumettent à l'autorité revendiquée chaque fois par les dominateurs [...].

Il existe trois raisons internes qui justifient la domination et par conséquent trois fondements de la légitimité. Tout d'abord l'autorité de l'éternel hier, c'est-à-dire celle des coutumes sanctifiées par leur validité immémoriale et par l'habitude enracinée de les respecter. Tel est le pouvoir traditionnel que le patriarche ou le seigneur terrien exerçaient autrefois. En second lieu l'autorité fondée sur la grâce personnelle et extraordinaire d'un individu (charisme) ; elle se caractérise par le dévouement tout personnel des sujets à la cause d'un homme et par leur confiance en sa seule personne en tant qu'elle se singularise par des qualités prodigieuses, par l'héroïsme ou d'autres particularités exemplaires qui font le chef. C'est là le pouvoir charismatique que le prophète exerçait, ou — dans le domaine politique — le chef de guerre élu, le souverain plébiscité, le grand démagogue ou le chef d'un parti politique. Il y a enfin l'autorité qui s'impose en vertu de la «légalité », en vertu de la croyance en la validité d'un statut légal et d'une compétence positive fondée sur des règles établies rationnellement, en d'autres termes l'autorité fondée sur l'obéissance qui s'acquitte des obligations conformes au statut établi. C'est là le pouvoir tel que l'exerce le « serviteur de l'État » moderne, ainsi que tous les détenteurs du pouvoir qui s'en rapprochent sous ce rapport.

Max Weber, Le Savant et le politique, colt. 10/18, Z Pion, 1959 (1ère édition 1919).

 

Q7: Distinguez autorité et pouvoir, si nécessaire en utilisant un dictionnaire de sciences sociales.

Q8: Distinguez et expliquez les différentes formes de légitimité identifiées par Max Weber.

Q9: En l'absence de légitimité ou si celle-ci est contestée comment peut-on continuer à exercer le pouvoir? Déduisez-en les deux fondements du pouvoir.

 

FICHES 10,13,15 et 16

 

  1. 2.  Le pouvoir politique & sa spécificité

Document 5:

Si l'Etat ou la Cité n'est qu'une personne morale dont la vie consiste dans l'union de ses membres, et si le plus important de ses soins est celui de sa propre conservation, il lui faut une force universelle et compulsive pour mouvoir et disposer chaque partie de la manière la plus convenable au tout. Comme la nature donne à chaque homme un pouvoir absolu sur tous ses membres, le pacte social donne au corps politique un pouvoir absolu sur tous les siens, et c'est ce même pouvoir qui, dirigé par la volonté générale, porte, comme j'ai dit, le nom de souveraineté. (...) Qu'est-ce donc proprement qu'un acte de souveraineté? Ce n'est pas une convention du supérieur avec l'inférieur, mais une convention du corps avec chacun de ses membres: Convention légitime, parce qu'elle a pour base le contrat social, équitable, parce qu'elle est commune à tous, utile, parce qu'elle ne peut avoir d'autre objet que le bien général, et solide, parce qu'elle a pour garant la force publique et le pouvoir suprême.

Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762

Q10: Comment JJ Rousseau explique les fondements et les modalités du pouvoir politique?

 

Document 6:

Pouvoir politique

Type de pouvoir qui s'exerce dans le champ politique. Pour Max Weber, le pouvoir est politique s'il s'exerce sur un territoire déterminé et s'il est en mesure de faire appliquer ses décisions par le recours ou la menace du recours à la contrainte physique. Le pouvoir est donc lié à la coercition, mais il suppose aussi une légitimité. Plus généralement, le pouvoir politique est celui qui s'exerce dans la gestion des affaires de la Cité. Le chef de tribu, le chef d'État ou de gouvernement, le maire d'une commune exercent un pouvoir politique alors que le pouvoir qui s'exerce au sein d'une famille ou au sein d'une association de pêcheurs à la ligne n'est pas politique. Cependant, s'il y a un accord général pour considérer que tout pouvoir n'est pas politique et que tout pouvoir politique n'est pas étatique, la frontière de ce qui est politique et de ce qui ne l'est pas est difficile à tracer. Le pouvoir au sein du Comité International Olympique a certainement une dimension politique et une association de peintres amateurs peut être un relais politique efficace pour un élu local.

Extrait du Lexique de sociologie, Yves Alpe et al., Dalloz, 2007

 

Q11: Identifiez la phrase qui donne une définition générale du pouvoir politique et reformulez la.

Q12: Expliquez pourquoi il est difficile de distinguer ce qui est de l'ordre du pouvoir politique et ce qui ne l'est pas. Illustrez avec votre(vos) propre(s) exemple(s).

 

Document 7:

Le concile de Trente

Q13: Sur quoi repose le pouvoir de l'église catholique au XVIème siècle?

Q14: Peut-on parler de pouvoir politique?

Q15: Qu'en est-il aujourd'hui?

 

Document 8:

La révolution française (1)

Q16: Sur quoi repose le pouvoir du Roi?

Q17: Pourquoi son autorité est-elle contestée? Comment veut-il maintenir son pouvoir (au départ, ensuite)?

La révolution française (2)

Q18: Pourquoi la chute de la bastille est un symbole important dans ce processus?

La révolution française (3) La révolution française (4)

Q19: Comment s'organisait l'exercice du pouvoir sous l'ancien régime?

Q20: En quoi peut-on dire que la nature du pouvoir politique (dictatorial, démocratique...) a un retentissement direct sur l'organisation d'une société? Pourquoi s'en prend-on aux biens du clergé?

Q21: Pourquoi à partir d'octobre 1789 le roi perd le titre de roi de France pour celui de roi des français?

Document8:

L'indépendance américaine

Q13: Sur quoi se fondait le pouvoir des anglais? Pourquoi ce pouvoir est-il remis en cause? Comment tente-t-il de se maintenir?

Q14: Sur quoi se fonde le pouvoir politique qui le remplace?

 

Document 8:

Les Etats-Unis: qu'est-ce qu'un américain

 

Document 9:

L’État (...) est délimité par des frontières territoriales à l'intérieur desquelles ses lois s'appliquent et est constitué d'institutions par lesquelles il exerce autorité et pouvoir ; la légitimité de cette autorité repose sur la souveraineté. (...) Le pays désigne une entité géographique tandis que le gouvernement est l’institution qui dirige l’État. (...) La souveraineté est le droit exclusif d'exercer l'autorité politique (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une zone géographique ou un groupe de peuples. La nation est une communauté humaine identifiée dans des limites géographiques parfois fluctuantes au cours de l'histoire, mais dont le trait commun supposé est la conscience d'une appartenance à un même groupe.

Extraits de Wikipédia

Q13: Peut-on parler de nation américaine?

Q14: Pourquoi parle-t-on des Etats Unis d'Amérique? Sur quoi repose le pouvoir d'un Etat-Nation?

Q15: Sur le blog regardez la vidéo « régulation et rôle de l'Etat ». Quels sont les défis que doivent affronter les Etats-Nations dans un contexte de mondialisation?

Comment le pouvoir politique peut maintenir sa légitimité dans ce contexte?

 

Fiches p17 à 20

 

  1.  3.  Droit & régulation sociale

Fiche p21 et p22

 

Document 10:

La loi Hadopi validée, mais déjà dépassée

[Site Les Echos 16/09/09  - 16H25   - actualisé à 11:49:00  ]

Au terme d'une saga de près de deux ans, avec de nombreux rebondissements, le projet de loi contre le téléchargement illégal a été adopté mardi par les députés. Mais le texte est déjà largement dépassé du point de vue technologique.       

Validée mardi par les députés, la loi Hadopi ne fait guère trembler les pirates. D'abord parce que la saga du projet de loi contre le téléchargement illégal, entamée il y a près de deux ans, n'a pas encore reçu son point final. Une commission mixte paritaire, composée de sept sénateurs et de sept députés, a validé ce mercredi la version du texte votée par les députés. La version finale du projet de loi doit maintenant faire l'objet d'un vote définitif le 21 septembre au Sénat et le 22 à l'Assemblée. Autre étape à prévoir : le dépôt par les socialistes d'un nouveau recours devant le Conseil constitutionnel, qui avait déjà invalidé en juin dernier une partie du premier texte sur l'Hadopi. Une fois les fourches caudines des sages passées, il faudra encore publier la loi, mettre en place la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) et commencer à envoyer les mails d'avertissement aux internautes concernés.

Mais, surtout, les pirates savent d'ores et déjà largement contourner les limites posées par la loi. Il est vrai que plus un texte portant sur des nouvelles technologies tarde à être adopté, plus il a de chances d'être périmé lors de sa publication. Avec son parcours sinueux, l'Hadopi n'échappe pas à la règle. Et nul besoin d'être un spécialiste en informatique pour pirater aujourd'hui en toute tranquillité, ou presque. Une simple recherche sur Internet permet de trouver, en quelques secondes, toutes sortes de moyens -qui restent le plus souvent illégaux, il faut le rappeler- pour lire des contenus multimédias sans payer le prix fort, tant du point de vue pécuniaire que judiciaire. Au lendemain du vote de la loi Hadopi, la requête "contourner Hadopi" recueille ainsi 58.700 réponses dans Google. Parmi les mieux classées, les titres sont explicites : "10 antidotes anti-Hadopi ", "top 10 des astuces pour contourner Hadopi" ou encore "contourner HADOPI en 27 secondes".

Sanctionner les députés

Certains sites enjoignent à la "résistance", faisant vibrer la fibre "citoyenne" des internautes. Ils conseillent donc de "contester systématiquement" les avertissements envoyés par l'Hadopi ou encore de "voter" pour sanctionner les élus qui ont validé l'Hadopi. (...)

La liste est loin d'être exhaustive, mais elle illustre bien le fait que la loi n'est même pas promulguée qu'elle est déjà largement dépassée du point de vue technologique. Ironie de l'histoire : les techniques de piratage "sécurisé", réservées il y a encore peu aux seuls pros de l'informatique, se sont démocratisées à la faveur du débat sur l'Hadopi, provoquant donc l'effet inverse de celui recherché. 

Reste que, au-delà des considérations technologiques, la question de fond demeure : quel modèle économique pour le multimédia en ligne ? Un sujet sur lequel doit plancher la nouvelle commission mandatée par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et confiée à Patrick Zelnik, le président du label Naïve, Jacques Toubon et Guillaume Cerutti, président de Sotheby's France. Leurs conclusions sont attendues d'ici au début du mois de novembre. 

 

Doc12

Le divorce a été interdit en France jusqu’à la révolution, en raison du droit canonique : en effet, les propos du Christ rapportés par Matthieu interdisent clairement celui-ci : "N'avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.(…) je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. » (Matthieu 19:4) On peut donc voir dans la Bible l’origine de la condamnation traditionnelle du divorce.
Jusqu’en 1792, il était donc impossible pour un couple de divorcer. Le seul moyen de revenir sur un mariage était l’annulation par l’Eglise, c’est-à-dire le retour rétrospectif sur la formation de l’union. Le mariage était considéré n’avoir jamais existé. L’Eglise catholique délivrait et délivre toujours ces annulations avec parcimonie, à l’issue d’une enquête et sur des critères très stricts (par exemple, le défaut de consommation de l’union, l’existence d’un lien de parenté prohibé pour contracter le mariage ou le vice de consentement au moment de l’union...).
L’autorisation ou l’interdiction du divorce comporte une dimension idéologique et religieuse forte. Les mouvements de balancier qu’il a connus de la révolution française à la loi du 26 mai 2004, entre libéralisation totale et interdiction pure et simple, ont toujours été corrélés par la plus ou moins forte influence de l’Eglise catholique sur le pouvoir politique.

Extrait d'un exposé d'un étudiant de l'IEP de Paris publié sur Oboulo.com

 

Q16: Que vise la loi Hadopi? Quel est son objectif?

Q17: Pourquoi les lois évoluent-elles dans le temps?

Q18: Quel débat s'est engagé autour de cette loi en particulier? En quoi les rapports de pouvoirs et l'évolution des sociétés et des techniques forgent le droit?

 

Document 13

Le clonage humain sur légifrance.gouv.fr

Interdiction du clonage reproductif humain : code civil, art. 16-4 (3e alinéa)

« Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée. »

Interdiction de constituer par clonage un embryon humain à des fins de recherche, à des fins industrielles ou commerciales ou à des fins thérapeutiques : code de la santé publique, art. L. 2151-2 et s.

« La conception in vitro d'embryon ou la constitution par clonage d'embryon humain à des fins de recherche est interdite. »

Sanction pénale du crime de clonage reproductif humain : code pénal, art. 214-2 et s. et 511-1-2

Sanction pénale du délit de participation au clonage reproductif humain : code pénal, art. 511-1

 

Document 14:

Albert Jacquard le clonage humain

 

Q19: Les lois citées dans le doc 13 datent de 2004, en quoi ces lois se distinguent des lois précédentes?

Q20: Quel rôle joue alors le droit?

Q21: En quoi peut-on dire que le droit vise à réguler les sociétés. Est-ce sa seule fonction?

 

 

SYNTHESE:

Reprenons les réponses de chaque chapitre en synthétisant en une ou deux phrases chacun de ces chapitres.

(travail par 2 à rendre)

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